Partager l'article ! Le traumatisme de la vache: &nbs ...
Quand j’étais petite, je me suis faite agresser par une vache. Alors oui, on s’en fout, mais pour la suite de l’histoire, c’est primordial. Je commence par la fin. Voilà. Une conasse de vache de montagne prétentieuse parce qu’elle allait passer dans le journal local d’Avoriaz.
En fait, ce matin, dans le métro, j’étais passablement agacée pour diverses raisons très variées. Le matin. L’hiver. Le métro. Les gens. L’oxygène trop peu disponible. Les voisins qui tapent la nuit parce qu’ils entendent des bruits imaginaires. Les voisins d’à côté qui répondent en re-tapant. Bref, une espèce d’orchestre géant de percussions à 1h du matin, si bien que finalement, on comprend même plus qui tape parce que l’autre fait du bruit. Du coup, jme suis mise à taper moi aussi. Y a pas de raison que je ne m’amuse pas aussi un peu aussi, hein ! Trêve de plaisanterie. Il y a des choses que je déteste tout particulièrement dans l’univers. Et vu qu’en plus de cela, je suis névrosée, hystérique et intolérante, il y a encore plus de choses que je déteste, par rapport à une personne normalement constituée. Par exemple, je déteste les gens qui mâchent du chewing-gum en faisant des bruits de ruminants en rut et qui nous offrent le magnifique spectacle de l’intérieur de leur tube digestif. Je sais pas pourquoi. Du coup, ce matin, quand je me suis retrouvée en face de cette terrible tragédie, j’avais envie de disparaître sous Terre. Je me suis dit qu’en fait, vu que j’étais dans le métro, j’étais déjà sous Terre. J’ai cherché une autre solution. Il y avait pas de place ailleurs. Je pouvais pas descendre en route. J’allais pas tirer le signal d’alarme pour si peu. J’arrivais pas à regarder autre part (reflexe masochiste). Je me suis dit qu’il faudrait que j’aille voir un psy, à ce sujet. J’ai fermé les yeux. Je me suis imaginée sur un canapé dans un cabinet de thérapie. J’ai imaginé un psy petit, avec des lunettes, une blouse blanche, et qui faisait semblant de m’écouter et de prendre des notes, alors qu’il faisait un sudoku du 20 Minutes. Et puis forcément, il allait remonter à mon enfance, essayer de comprendre d’où vient ce traumatisme, parmi tant d’autres, du chewing-gum. Et fatalement, on en serait arrivés à cette histoire douloureuse avec la vache méchante, le jour où l’équipe de journalisme locale faisait un reportage sur la ferme d’Avoriaz. J’ai voulu m’asseoir à côté de la vache avec tous les autres enfants. Elle, elle a pas voulu. Elle m’a foutu un coup de tête. J’ai pleuré. Devant trente personnes. L’équipe a pris la photo de la vache. J’étais pas sur la photo. Personne ne se souviendra de moi à Avoriaz. Mais moi, je m’en souviendrais toute ma vie et sûrement, par pur esprit de vengeance, chaque fois qu’une vache mâche du chewing-gum en face de moi, j’ai envie de lui foutre un coup de tête.
C’est grave, docteur ?
Tee-shirt PIMKIE
Pantalon ALYSI
Collier URBAN OUTFITTERS
Chaussures ASH by shoes.fr
merci :)
bises
je suis POUR! il est temps que je me soigne, je vais finir par tuer des innocents sinon
J'ai personnellement un gros problème avec tous les gens qui mâchent n'importe quoi (imagine l'angoisse quand je mange avec des gens) (oui, je suis angoissée tous les midis, et tous les soirs, tu as bien compris).
Pleins d'autres choses que je déteste, comme toi :) !
Bref, tout a une explication, tu as trouvé la tienne, j'attends ton psy imaginaire de pied ferme pour qu'il m'analyse sérieux.
Bisous.
c'est bien on va pouvoir faire des réunions de crise entre meufs hystériques qui ne supportent pas les autres êtres humains :-D
Courage ma belle
Gros bisous Clarisse
:-) haha merci du soutien
bises!!
ah ba comme quoi toute ma théorie tombe à l'eau...
Bisous
Lise
http://labulledelise.over-blog.com/
merci Lise :)
bises
tu te moques de moi :(